VIGNERON.NE(S)

Les vignes de l'Atrie

Vigneron : Elise Hamant
Région : Loire
Ville : Aizenay
Encépagement : Grolleau Gris et Noir, Chardonnay, Gamay, Cabernet Sauvignon et Franc
Terroir : Limon, Sable
Surface domaine : 4 ha
Certification : Agriculture biologique
portrait

Elise Hamant est installée dans la commune d’Aizenay, où elle a repris  les vignes de l’Atrie en 2017. Après un BTS gestion et protection de la nature, puis une licence gestion et aménagement du territoire, la jeune vigneronne débute en tant qu’ouvrière viticole en Bourgogne à Saint-Rémy. Elle va par la suite multiplier cette expérience dans plusieurs régions, avant de s’installer définitivement à 33 ans en Vendée.

Elise souhaitait dans un premier temps s’installer dans le Muscadet, mais le nombre important de producteurs l’a poussé à venir dans la région, au cœur du bocage vendéen. Ici, le Grolleau Gris, Chardonnay, Gamay, Grolleau Noir, Cabernet Franc et Cabernet Sauvignon s’expriment en toute quiétude sur les sols limoneux et sableux qui composent les 4 hectares du domaine.

Pour résoudre l’enherbement des vignes lors de son installation, elle reçoit l’aide précieuse d’une dizaine de brebis de Belle île, prêtée par un saunier de la Barre-de-Monts : « Les brebis sont de superbes tondeuse » (on le sait, on en a aussi au dépôt de Whynat !). Elise Hamant aime faire cohabiter le végétal et l’animal, pour respecter sa volonté de travailler les vignes dans le respect de l’agriculture biologique, dont elle est certifiée.

Elise travaille les sols avec un tracteur, mais elle a pour ambition de travailler dans un futur proche avec son cheval de trait. Pour les traitements, elle utilise des plantes au quotidien pour aider la vigne à se fortifier, en utilisant du purin ortie-consoude pour activer la vie du sol au printemps, des tisanes et décoctions de prêle pour éviter les maladies, l'achillée millefeuille qui permet de lutter contre les fortes chaleurs, et encore d’autres traitements liés à la biodynamie.

Les vendanges sont faites à la main et les raisins sont mis dans des portoirs, plutôt que des bennes, pour éviter l’écrasement. L’utilisation de pompe est limitée à l’arrivée en cave pour éviter de triturer la matière. Le travail d’orfèvre d’Elise ne s’arrête pas là, les raisins sont lentement pressurés (de 4 à 12h) pour ne pas altérer leur qualité. Concernant les rouges, les macérations se font en grappes entières dans des cuves bétons, avec des arrosages légers au seau des vinifications. Les levures sont indigènes et les jus ne subissent aucun intrant, ni collage.

 « le but, c’est de respecter l’identité du cépage, pour laisser s’exprimer toute l’identité du vin ».

On peut vous dire que ça marche ! Les vins d’Elise sont d’une grande pureté, toujours frais et très élégants. Des petites pépites issues d’un terroir encore méconnu du grand public, qui pourtant n’a pas grand-chose à envier aux autres !

 

 

 

 

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